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L'actualite de la Réunion et de la Zone Océan Indien avec Clicanoo.re Les infos du 2026-06-17
Clicanoo
Crche Raharianne: une autre famille dnonce son tour une enquête “expdie” et une parole d’enfant mprise et dcide de porter plainte. Me Alain Antoine, avocat des parents, rpond aux questions de “Clicanoo”. Geoffroy Graud-Legros : Maître, vous reprsentez la partie civile dans une affaire de violences sexuelles sur mineurs, qui a abouti un classement sans suite rapide. Comment qualifiez-vous le droulement de cette procdure ? Alain Antoine : C’est assez explicite : on a men une procdure au pas de charge, expditive, et peu respectueuse, c’est le moins qu’on puisse dire, de la parole de l’enfant. La parole de X…, 3 ans, est pourtant trs prcise. L’enfant a dcrit, avec ses mots, des faits susceptibles d'être qualifis d'agression sexuelles ou de viol . Ces propos ont t formuls devant ses parents, enregistrs, et corrobors par son comportement : l’enfant n’allait clairement pas bien psychologiquement… D’autres lments renforcent ces dclarations : des faits similaires sont rapports par d’autres enfants dans le même tablissement scolaire (voir article prcdent, NDLR). Malgr cela, la parole de l’enfant n’a pas eu la porte qu’elle aurait dû avoir. G.G.-L. : Pourquoi, selon vous, cette parole n’a-t-elle pas t suffisamment prise en compte ? A.A. : D’abord, partons d’un constat : face plusieurs cas qui font apparaître, tout le moins, des similarits troublantes, ou un personnel prcis est dsign, on a dcid de passer trs vite autre chose. C’est flagrant. Trois semaines… et une investigation superficielle, c’est trop peu pour classer sans suite dans ce type d’affaire. L’actualit nous l’a cruellement rappel avec l’affaire Lyhanna : le principe de ralit s’est manifest sous la forme d’une tragdie… Un dossier comme celui-ci mritait au minimum la saisine d’un juge d’instruction et une enquête approfondie. Pour en venir au fond de votre question, il me semble que l’ombre du procs d’Outreau plane sur la magistrature. Dans l’affaire d’Outreau, on s’en souvient, la parole des enfants n’tait pas conforme la ralit ; la presse s’tait empare de l’affaire et avait mis les magistrats en “une” - et c’tait des “une” peu flatteuses. On est alors pass d’une situation où on avait tendance sacraliser la parole des enfants, ce qui est excessif, une gnration de magistrats qui se mfie dsormais systmatiquement de la parole des enfants. Malheureusement, nous sommes passs d’un extrême un autre. Il y a presque une prsomption de mensonge, et c’est dangereux… Ds lors, on a tendance ne pas aller trop loin, ne pas creuser. Je rappelle tout de même qu’un classement sans suite suppose qu’il n’y a “pas l’ombre d’un doute” sur l’absence d’infraction. Au vu du dossier, ce n’est manifestement pas le cas ici. G.G.-L. : Sitôt la plainte classe sans suite, les parents ont t mis en cause leur tour pour “dnonciation calomnieuse”. Ils ont vcu selon vous cette procdure comme une double peine. Pouvez-vous dcrire ce qu’ils ont travers ? A.A. : mon sens, cela est d’une violence inouïe. Imaginez : vos enfants, issus d’un milieu quilibr, rentrent la maison et dcrivent des actes graves, que l’on peut qualifier de viol - passibles donc de la Cour d’assises. Pour vous, tout s’effondre. Les parents ont ici dpos plainte, comme le pacte social le commande... Et l, deuxime dsillusion : une enquête expdie en trois semaines, avec une communication plutôt maladroite du parquet relaye par la presse. De plus, les parents ont t auditionns de manire brutale, et pendant l’enquête consacre aux faits qu’ils relataient, et dans le cadre de la plainte pour dnonciation calomnieuse dpose contre eux… Ils se sont retrouvs points du doigt alors qu’ils taient dj dans un tat de charge mentale norme. J’ai assist ces auditions. Un gendarme a même exig la prsence de ma cliente un lundi, en l’appelant un dimanche - la veille pour le lendemain, donc - en lui disant: “on s’en fout de votre avocat”. C’est du jamais vu… G.G.-L. : Quid de la procdure dite “Mlanie”, cense protger l’enfant ? A-t-elle selon vous t bien mene ? A.A. : Pas du tout. L’image que tout le monde a en tête, c’est celle qui ressort de l’mission “complment d’enquête”, qui montre la procdure “Mlanie” telle qu’elle devrait être.. Un environnement scuris, des enquêteurs en civil, sans les signes et les insignes du maintien de l’ordre qui sont penss - juste titre- pour intimider. Dans notre cas, l’enfant a t auditionn par deux gendarmes en uniforme, arme la hanche. La procdure Mlanie est faite pour humaniser l’interlocuteur et mettre l’enfant en confiance. L, c’tait tout l’inverse : des traceurs de brutalit... Les parents l’ont trs mal vcu, et objectivement, c’tait choquant. G.G.-L. : Avez-vous relev d’autres difficults lors de la procdure ? C’est un des points soulev par l’affaire “Lyhanna”... A.A. : Outre, je le redis, que l’enquête a t trop rapide et qu’on n’a pas donn assez de valeur la parole de l’enfants, je dois dire que cette procdure a t un parcours du combattant… Des convocations de dernire minute, des auditions bâcles… Dans une enquête prliminaire, la partie civile est passive : on subit, on n’a pas accs au dossier, on ne peut pas demander d’actes. Puis, j’ai dû me battre pour obtenir une copie du dossier. J’y ai dcouvert des lments qui mritent d’être creuss. G.G.-L. : Quelle est la solution que vous prconisez aujourd’hui ? A.A. : La saisine d’un juge d’instruction. C’est le seul moyen pour la partie civile de devenir acteur : on peut demander des confrontations, des actes charge comme dcharge. On ne peut pas se contenter de trois semaines d’enquête prliminaire sur des faits aussi graves. Rappelons tout de même pour vos lecteurs que le classement sans suite n’est pas dfinitif… Il y a des lments qui me troublent profondment. Ma conscience d’avocat m’impose de pousser ce dossier jusqu’au bout. Il faut rouvrir l’affaire Raharianne ! G.G.-L. : Au-del du pnal, la responsabilit civile de l’tablissement scolaire pourrait-elle être engage ? A.A. : Oui, terme. Un tablissement qui accueille des enfants a une obligation de scurit. S’il a failli, il devra rpondre du prjudice subi. Mais d’abord, il faut tablir les faits pnalement. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/17/whatsapp-image-2026-06-17-at-12-28-03-6a325e658303c755235575.jpegEcrit le 17/06 10:44 Suspicion d'agressions sexuelles la crche "Raharianne" : des parents demandent vrit et justice
"Un classement sans suite en 3 semaines pour des faits aussi graves et dcrits par plusieurs jeunes enfants, cela interroge ncessairement", dclare Maître Cline Cabaud, Cabinet MCC Avocat, situ Montroquefeuil, Saint-Paul. En cause : des suspicions d’agressions sexuelles sur Alix, un enfant de 3 ans, par "X…", employ de la crche "Raharianne", une grosse structure qui accueille 75 enfants Saint-Paul. Des accusations auxquelles font cho les plaintes de deux autres familles… Autant d’affaires classes sans suite, ou plutôt annonces comme telles la mi-août 2025, dans des conditions qui, effectivement, posent question plusieurs gards… D’abord, par la clrit de la procdure : entre le dpôt de la premire plainte, trois semaines peine ont suffi aux enquêteurs pour dcider que les faits allgus ne valaient pas poursuites. Ensuite, par la publicit donne l’annonce : c’est lors d’une confrence de presse que la procureure annonait que "les actes supposs ne pouvaient avoir eu lieu". Par contraste, les parents ont dû attendre prs de huit mois dans le silence pour obtenir la communication du dossier d’enquête ; selon nos informations, celui-ci n’est toujours pas accessible d’autres plaignants… Il en va de même pour le suivi de l’ARAJUFA, demand par la procureure elle-même : rien l’horizon. C’est sur la base de ces lments, entrs il y a quelques semaines en sa possession, que l’avocate entend relancer l’affaire, par le biais d’une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction. Une tape que les parents considrent comme dcisive dans ce qui leur apparaît comme une longue marche, solitaire et douloureuse, pour faire reconnaître le calvaire de leur enfant, qui selon eux porte toujours les stigmates des actes prêts "X". Car pour eux, rapportent-ils, tout s’est effondr en juillet dernier, lors d’un djeuner familial. Ce jour-l, Alix, enfant plutôt calme et rserv, tonne la table en demandant sa grand-mre si elle peut toucher ses parties intimes. La remarque surprend la famille, qui cherche comprendre d’où vient cette demande pour le moins indite. Un peu plus tard, l’enfant glisse la main sous la jupe de sa mre et insiste nouveau auprs de sa grand-mre. Et d’expliquer, avec les mots d’un bambin de quelques annes, "qu’on peut toucher l, des fois". Des propos, affirment les parents, totalement trangers son univers familial. Le même jour, au moment de la sieste, Alix se confie plus en dtail auprs de sa mre, qui s’emploie rester neutre, et parle d’un homme qui touche, qui fait des bisous sous couvert de "jeu", et dcrit ce qui apparaît aux yeux de ses parents comme des attouchements. Le nom d’un employ de la crche est prononc : "X", qui est dcrit physiquement. "X", dont les parents n’avaient pas entendu parler, ou peine, avant le repas de famille, devient trs vite une ombre qui plane sur le foyer. "X est devenu le fantôme de la famille", rsume un des parents. Car l’enfant parle de plus en plus de "X" et le rcit se prcise. Dans les jours qui suivent, Alix voque des faits plus graves encore... Les parents comprennent ainsi que "X" tente d’imposer le silence par des menaces : il ne faut rien dire, sinon sa mre "mourrait" et sa petite sœur subirait le même sort, dit-il Alix. Or, cette dernire est elle aussi accueillie "Raharianne"… Alix exprime depuis lors, selon les parents, une inquitude constante pour sa sœur. Et puis, Alix ne va pas bien. Dans les jours qui suivent ses rvlations, et au fur et mesure que la parole se libre, son comportement change brutalement. Le sommeil se drgle ; viennent les cauchemars, l’anxit, parfois aussi l’agressivit, dirige contre sa mre ou sa grand-mre. Des tics et des phobies apparaissent ; Alix refuse toute solitude, même brve. Les quipes mdicales voquent un traumatisme et prononcent 9 jours d’ITT ; un suivi psychologique est engag ; il est aujourd’hui toujours en cours et, selon ses parents, c’est avec difficult que l’enfant commence se reconstruire… la lumire de ses rvlations, les parents d’Alix comprennent mieux la survenue d’un pisode d’eczma, ses questions devenues rcurrentes sur la mort ou sur les parties intimes, sa timidit excessive envers la gent masculine… leurs yeux, justice n’a pas t faite et la parole de l’enfant n’a pas t entendue. Immdiatement aprs les rvlations, ils avaient pourtant port plainte auprs de la gendarmerie de Saint-Paul. Dans les jours qui suivent, d’autres familles signalent des faits similaires impliquant leurs enfants. Une deuxime plainte est dpose dbut août. Au fil des tmoignages, des violences physiques sont galement voques : coups la tête, projection de terre dans les yeux ou mise l’isolement d’enfants "dans une poubelle" ou "au placard"… Des lments vite carts, donc, par un classement sans suite mdiatis. Brve, l’enquête n’en a pas moins t prouvante pour les parents ; ils ressentent que leur parole est mise en doute, notamment le rcit spontan d’Alix. Les parents d’un autre enfant auront quant eux franchement l’impression d’être leur tour placs sur le banc des accuss… Ce ressenti est confirm par un renversement rel de la procdure : le 21 août, soit trois jours aprs l’annonce du classement sans suite, les parents d’Alix et ceux d’autres enfants sont convoqus la gendarmerie, pour apprendre qu’ils font leur tour l’objet d’une plainte pour "dnonciation calomnieuse"… Cette procdure-l fera galement l’objet d’un classement sans suite. Mais cette fois, pas de confrence de presse, pas de mdiatisation : rien que le silence, dans lequel les parents vivront des mois durant, avec le sentiment d’une pe de Damocls, craignant de passer en jugement. Au-del de la procdure judiciaire, les parents relatent une autre preuve : la pression de l’entourage, et l’hostilit du personnel de la crche. Bien sûr, tout cela a lieu l’extrieur de l’tablissement, où les parents n’ont pas mis les pieds depuis le dpôt de plainte… Mais "fourmi court sous la terre, demoune i connaît" : le ladi-laf circule, et avec lui les mensonges et l’intoxication. Croisent-ils des employs, avec lesquels ils entretenaient jusque-l de bonnes relations ? Les bouches se ferment, les regards se dtournent. Les accusations, murmure-t-on, auraient t "concertes entre les parents", dans le but de "nuire Raharianne"... voire de "nuire X", dans le but de "faire tomber" cet agent. Aprs tout, ce dernier n’est-il pas un lment apprci de tous, rput jovial et, comme on dit, bien sous tout rapport ? "Raharianne" n’est-elle pas prcde d’une aura d’tablissement d’avant-garde ? Mise en cause, la crche proteste de sa bonne foi : n’a-t-elle pas immdiatement pris les mesures ncessaires et suspendu "X" ds le dbut de l’enquête ? Mais entre les murs se droule une autre histoire : "Raharianne" n’accueille pas la parole des parents ; elle se referme. L’affaire suinte hors de l’tablissement ; les parents apprennent qu’ils font l’objet d’une sourde campagne, visant des "dlateurs" — et bien sûr, des "Zorey" — ce qu’ils ne sont d’ailleurs pas… Ils dcrivent ainsi huit mois passs porter seuls une affaire devenue trop lourde, sous la pression et la tension ; huit mois au cours desquels chaque mouvement pour connaître la vrit fut un chemin de croix. Au nom de "Raharianne", toutes les portes se ferment : pas question d’corner l’image de l’tablissement modle ? Pourtant, ils assurent ne pas vouloir cder ; d’autant que "X", disent-ils, aurait t rintgr au même poste… Ils demandent donc aujourd’hui la rouverture du dossier par le biais de Me Cline Cabaud, leur avocate… et ils demandent, cette fois, la dsignation d’un juge d’instruction, afin que l’ensemble des lments soit examin de manire approfondie. Selon nos informations, d’autres familles pourraient leur emboîter le pas. Va-t-on rouvrir l’affaire "Raharianne" ? https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/17/whatsapp-image-2026-06-17-at-12-30-01-6a325cc874089783482112.jpegEcrit le 17/06 10:37 Enfants runionnais dracins : le Snat reconnat une blessure runionnaise
"J’espre que vous aurez l’apaisement." C’est par ces mots, confis Marie-Germaine Prigogne, infatigable porte-parole de la cause des enfants runionnais dracins,que la snatrice (LR) Viviane Malet rsume peut-être le mieux le sens du texte adopt ce mardi 16 juin par le Snat, dont elle tait rapporteure. "Ça ne va pas rparer tout le mal qui a t fait", ajoute-t-elle, jointe par “Clicanoo”. Reste que cette reconnaissance, longuement attendue par les anciens mineurs runionnais transplants dans l’Hexagone, doit au moins ouvrir une voie : celle de la vrit, de la dignit. La douloureuse histoire des dracins de La Runion, qui illustre tant les difficults de l’volution des territoires d’outre-mer que la naissance du "dsert franais", issu de la druralisation, fait dsormais l’objet d’une reconnaissance accrue par la Nation. C’est le sens de cette proposition de loi dpose par la dpute Karine Lebon le 26 mars 2025 l’Assemble nationale, adopte l’unanimit par les dputs en janvier 2026, puis vote cette nuit conforme par le Snat. Une "tape historique dans la reconnaissance d’une page douloureuse" de l’histoire nationale, a dclar Viviane Malet dans un communiqu adress la presse l’issue de la sance. Entre 1962 et 1984,rappelle la snatrice, des milliers d’enfants runionnais "dits de la Creuse" furent arrachs leurs familles et leur terre natale pour être dplacs vers la France hexagonale. Ainsi, plus de 2015 enfants ont t placs dans des foyers ou des familles d’accueil, "souvent sans suivi adquat", et exposs au dracinement, aux ruptures identitaires, et, pour certains, des situations de maltraitance et d’abus. Viviane Malet insiste aussi sur ce que l’expression longtemps employe d’"enfants de la Creuse" ne disait qu’imparfaitement. "Maintenant, ce n’est plus les enfants de la Creuse, c’est les enfants dracins de La Runion", explique-t-elle. "En ralit, beaucoup n’allaient pas dans la Creuse… 85 dpartements de destination ont t recenss." Le nom même de l’affaire, en se corrigeant, largit la mmoire : ce n’tait pas seulement la Creuse, mais une transplantation organise dans l’ensemble du territoire hexagonal. Devant la Chambre haute, la rapporteure a œuvr pour viter que le texte ne s’enlise. "Ma volont, c’tait de passer le texte en tat, tant donn qu’il correspondait aux demandes de la Fdration des enfants dracins", explique-t-elle. Des amendements auraient conduit une commission mixte paritaire, puis de nouveaux dlais. Or, dit-elle, "cela fait 60 ans que cette histoire traîne"... Et surtout, ajoute-t-elle, "on ne parle pas d’une loi, on ne parle pas d’un texte, l. On parle de souffrances, et de souffrances d’enfants." Cette adoption conforme donne donc la loi sa porte immdiate. La snatrice y voit "une avance majeure vers la reconnaissance et la rparation de cette blessure historique". Elle rattache aussi le texte aux recommandations de la Rsolution 2533 du Conseil de l’Europe, adopte en janvier 2024, qui vise garantir la mise en place de mesures de rparation pour les victimes d’abus. Pour la premire fois, souligne-t-elle, les anciens mineurs transplants de La Runion pourraient obtenir "une vritable reconnaissance et des mesures de rparation pour les abus subis". L’vnement a t marqu, au Palais du Luxembourg, par un rassemblement symbolique et une confrence de presse, aprs un accueil par le prsident du Snat Grard Larcher. Anciens enfants exils, reprsentants institutionnels et acteurs engags dans cette reconnaissance taient prsents, aux côts de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou. Viviane Malet souligne cette dimension : "Aujourd’hui, la Rpublique reconnaît enfin la souffrance des enfants runionnais dits de la Creuse. Ce vote est un acte de justice, d’apaisement, de vrit et de dignit envers celles et ceux qui ont attendu cette reconnaissance pendant des dcennies." "Cette reconnaissance de l’État marque une tape essentielle de notre reconstruction. Enfin reconnus comme victimes, nous avanons vers la rconciliation avec notre histoire, nos familles et nous-mêmes.", dclare de son côt Marie-Germaine Prigone. Un pas dcisif a donc t accompli, même si les survivants disent la blessure toujours vive. Angelin Clain affirme : "Nous ne pouvons que nous rjouir de ce vote positif, enfin reconnus comme victimes, mais nos blessures ne guriront jamais." Sylvie Arcos remercie "l’État franais" de les avoir "enfin entendus et reconnus", en pensant ses parents, "enfin en paix" peut-être. Yannick Clain voque, pour son pre, "un peu de paix intrieure dfaut de gurison". Cette initiative distingue la France en Europe: Guido Fluri, prsident de Justice Initiative Europe, dclare que notre pays figure parmi les premiers pays adopter, conformment aux recommandations europennes, une loi rendant justice des survivants d’abus du pass. "La France fait ainsi figure de modle dans toute l’Europe", estime-t-il. La Rpublique a reconnu la souffrance, et reconnaît qu’elle a t inflige dans un cadre institutionnel. La reconnaissance n’est pas une manire de solder le pass bon compte ; bien au contraire, elle inscrit dans la mmoire nationale ce qui, trop longtemps, fut port par les seuls survivants et leurs familles. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/17/capture-d-ecran-2026-06-17-a-09-16-25-6a322e1bf3649487041977.pngEcrit le 17/06 07:18
Il y a dix ans, Kenjy Toussaint, un Saint-Andren âg de 25 ans, perdait la vie sur le boulevard Lancastel dans un terrible carambolage. Il tait passager de la voiture conduite par sa compagne lorsque celle-ci est entre en collision avec un poids-lourd. Il a succomb ses blessures, malgr une intervention rapide des secours, qui ont dû le dsincarcrer.
Sa compagne a t hospitalise pour un traumatisme crânien. Des tmoignages faisaient tat d’une conduite particulirement dangereuse du chauffeur du camion avant l’accident.
Sa sœur Julieta lui rend hommage dans nos colonnes : “J’aurais aim rendre hommage mon frre, dcd il y a 10 ans aujourd’hui dans l’accident sur le boulevard Lancastel le 16 juin 2016. Il tait passager lorsque un chauffard a pris le volant d’un camion pour foncer sur des innocents. Il avait 24 ans et toute la vie devant lui, des projets plein la tête. Il tait mordu de foot et aimait la musique, il avait d’ailleurs cr une marque de t-shirt ainsi que le groupe « GTD (Gnration Tête Dur) ». C’tait quelqu’un qui respirait la joie de vivre, toujours avec le sourire. Depuis qu’il nous a t arrach, il y a 10 ans, plus rien n’est comme avant. On aimerait qu’il sache que, malgr le temps qui passe, il ne se passe pas un seul jour sans qu’on pense lui. On l’aime, et le temps qui passe ne pourra pas changer a. Honorer sa mmoire est un devoir mais c’est aussi important pour qu’il ne soit pas oubli.
https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/16/capture-d-ecran-2026-06-16-a-22-18-14-6a3193e6badc9722369870.pngEcrit le 16/06 20:20 Le Tampon transforme sa Fte de la Musique en grand festival ciel ouvert
Le samedi 20 juin 2026, la Ville du Tampon voit les choses en grand pour la Fête de la Musique. Gratuit et ouvert tous, l’vnement transformera la rue Hubert Delisle en un vaste espace piton entirement ddi la musique, aux rencontres et la convivialit. Ds l’aprs-midi, le centre-ville s’animera avec des performances d’arts de rue avant de laisser place, partir de 16h, six scnes thmatiques rparties tout au long du parcours. Maloya, rock, mtal, jazz, reggae, sga, seggae, pop, lectro ou encore rap : la programmation met l’honneur la diversit musicale runionnaise et la richesse de la scne locale. Les commerants de la rue principale prolongeront l’exprience avec une ouverture en nocturne, tandis que plusieurs espaces de restauration viendront complter ce parcours festif pens comme une immersion entre musique et gastronomie. Une vitrine pour la scne locale Cette dition 2026 insiste particulirement sur la valorisation des artistes du territoire. La municipalit entend faire de la Fête de la Musique un tremplin pour les talents amateurs comme pour les formations mergentes. Trois dispositifs structurent cette ambition : une scne ouverte sans inscription pralable, fidle l’esprit originel de la Fête de la Musique, où chacun peut monter sur scne avec son instrument ou ses sons ; un dispositif « Jeunes Talents », slectionns en amont et accompagns par un coaching professionnel, avec la cl une pr-slection pour les Florilges ; une scne semi-professionnelle ddie aux groupes disposant d’un cadre structur, dont la slection a t effectue via un appel candidatures encadr et un tirage au sort sous contrôle d’huissier. Un centre-ville entirement anim Le programme dbutera ds 14h la Plaine des Cafres et ds 15h en centre-ville avec des animations musicales et des sets DJ. partir de 16h, les premires scnes ouvriront avec des concerts intergnrationnels et populaires. Les six scnes du parcours seront chacune associes une ambiance musicale et culinaire spcifique : -
Maloya : traditions et racines -
Jazz : ambiance chill et lgante -
Rock / mtal : nergie brute et pub rock -
Reggae / seggae : vibrations positives -
Sga / pop : fête familiale et populaire -
Rap / lectro : cultures urbaines et modernes Ce dispositif s’inscrit dans un « parcours des saveurs » indit, combinant musique et restauration locale dans une dmarche de valorisation des professionnels du territoire. Mobilit et organisation Afin de scuriser l’vnement, la rue Hubert Delisle sera entirement ferme la circulation de 13h 6h le lendemain, entre la Ravine Blanche et le rond-point Chandelle. Trois lignes de navettes gratuites seront mises en place en partenariat avec la CASUD de 15h30 23h, afin de faciliter l’accs au centre-ville depuis diffrents secteurs de la commune. Une fête populaire et structurante Au-del du spectacle, la Ville du Tampon met en avant une ambition plus large : faire de la culture un levier d’attractivit et d’insertion, en soutenant les artistes locaux et en structurant des parcours professionnels dans le secteur culturel. Entre concerts, gastronomie et animations, cette dition 2026 s’annonce comme un grand rendez-vous populaire, où le centre-ville devient, le temps d’une soire, une scne gante ciel ouvert. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/16/capture-d-ecran-2026-06-16-a-14-24-16-6a31387a4a07e389832812.pngEcrit le 16/06 13:50 Saint-Denis, le cinma comme levier d'insertion professionnelle
Saint-Denis, les mtiers du cinma et de l'audiovisuel deviennent un vritable tremplin vers l'emploi. La Ville de Saint-Denis et l'association Cinkour ont inaugur, vendredi 5 juin, le nouveau local de l'Atelier Chantier d'Insertion (ACI) Campus Kourmtraz, situ Saint-Franois. Sept salaris en insertion composent cette deuxime promotion du dispositif. Pendant douze mois, ils seront accompagns dans la dcouverte des mtiers de l'audiovisuel travers une formation mêlant thorie et pratique. Ralisation, prise de vue, prise de son, montage, production ou encore immersion sur des tournages professionnels figurent au programme. Port par l'association Cinkour en partenariat avec la municipalit, le Campus Kourmtraz ambitionne de permettre des personnes loignes de l'emploi de dvelopper des comptences professionnelles tout en construisant un projet d'avenir dans un secteur en plein dveloppement La Runion. L'insertion au cœur des priorits municipales Depuis 2020, la Ville de Saint-Denis affirme avoir fait de l'insertion professionnelle l'une de ses priorits. Bien que la comptence emploi relve principalement de l'État, la collectivit indique avoir multipli les dispositifs destins accompagner les habitants vers l'emploi. Selon la mairie, plus de 2 300 Dionysiens ont bnfici d'un accompagnement dans le cadre de 215 Ateliers Chantiers d'Insertion depuis 2020. Plus de 5 000 personnes ont galement t concernes par les Parcours Emploi Comptences (PEC). La Ville met galement en avant un partenariat renforc avec France Travail. D'aprs les chiffres communiqus, le bassin Nord affiche aujourd'hui un taux de chômage de 13,8 %, contre une moyenne rgionale de 17 %. Au total, plus de 31 millions d'euros auraient t mobiliss en faveur de l'insertion professionnelle sur le territoire. « Ne laisser personne sur le bord du chemin » Pour la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, ce nouveau dispositif illustre la volont de poursuivre les efforts en faveur de l'emploi malgr un contexte budgtaire jug difficile. « Nous maintenons un cap collectif fort pour ne laisser personne sur le bord du chemin. L'quilibre que nous avons est aujourd'hui menac par des dcisions nationales, telles que la baisse des contrats PEC. Face cela, nous faisons un choix clair, celui de rsister, d'alerter et d'agir, tout en continuant soutenir des dispositifs innovants qui redonnent confiance et ouvrent des perspectives d'avenir », souligne l'dile. travers ce partenariat avec Cinkour et la mise disposition de nouveaux locaux, la municipalit entend favoriser l'mergence de vocations dans les mtiers du cinma, tout en offrant des jeunes en insertion une premire exprience professionnelle structurante. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/16/dsc04613-6a31352d5d367258659706.jpgEcrit le 16/06 13:36 Menaces, insultes et harclement : aprs Katiana Castelnau, plusieurs personnalits runionnaises galement vises Les tmoignages se multiplient autour d'un homme accus par plusieurs personnalits runionnaises d'avoir men des campagnes de harclement sur les rseaux sociaux et par courrier.
Les tmoignages se multiplient autour d'un homme accus par plusieurs personnalits runionnaises d'avoir men des campagnes de harclement sur les rseaux sociaux et par courrier. Aprs la prise de parole rcente de Katiana Castelnau, d'autres victimes prsumes ont accept de raconter leur exprience. Parmi elles, le journaliste politique Yves Mont-Rouge affirme avoir fait l'objet d'insultes et de menaces dans une vido diffuse sur Facebook. « Je n'ai vraiment pas envie de donner de l'importance un grand malade mental », explique-t-il. Selon lui, il n'avait pourtant jamais entretenu de relation particulire avec cet homme. « Il avait fait une vido sur son Facebook en m'insultant comme pas possible, tout en me menaant. Pour quelles raisons ? Mystre et boule de gomme. Peut-être parce que je n'ai jamais voulu le suivre dans son dlire concernant le gendarme disparu. » Si le journaliste assure ne pas avoir accord beaucoup d'importance ces attaques, il souligne que ses proches ont t profondment marqus. « Mon petit frre et ma petite sœur, qui avaient vu la vido me concernant, ont t choqus. Moi, a m'en a touch une sans faire bouger l'autre. » Il affirme avoir choisi de ne jamais entrer dans le jeu de son dtracteur. « Je ne perds pas mon temps avec ce genre d'nergumne. » « Des menaces de viol quasi quotidiennes » Le tmoignage d'Aurlie Bton est plus alarmant encore. L'animatrice radio qui soutient Katiana Castelnau affirme en commentaires avoir subi pendant prs d'un an une campagne de harclement particulirement agressive. « Ça a dur une anne, des courriers de menace de viol envoys quasi quotidiennement. » Face cette situation, elle avait dcid de porter plainte. Selon elle, les suites judiciaires n'ont pas permis de mettre dfinitivement un terme ces agissements. « Il y a simplement eu une obligation de soins aprs ma plainte. Pas d'actions concrtes sans drame. C'est malheureux. » Un phnomne qui toucherait plusieurs personnalits runionnaises Ces tmoignages rejoignent celui de Katiana Castelnau, qui dnonce depuis plusieurs annes des accusations rptes diffuses sur les rseaux sociaux son encontre. Au fil du temps, plusieurs personnalits publiques runionnaises affirment avoir t vises par le même individu, avec des modes opratoires similaires : insultes, menaces, accusations fantaisistes ou encore campagnes de dnigrement en ligne. Pour les personnes concernes, le principal problme rside dans la rptition des faits et dans leur diffusion publique, parfois pendant plusieurs annes. Les diffrents tmoignages soulignent galement une même frustration : celle de voir des comportements jugs inquitants se poursuivre malgr des signalements ou des dmarches judiciaires engages par certaines victimes. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/16/istockphoto-1386179512-612x612-6a313625cf95c365155196.jpgEcrit le 16/06 13:34 Menaces de mort et outrages : un mineur condamn aprs des faits visant des agents du SDIS
Le tribunal judiciaire pour enfants a reconnu, le 9 juin 2026, la culpabilit d'un mineur poursuivi pour des menaces de mort et des outrages l'encontre de personnels du Service dpartemental d'incendie et de secours (SDIS). Lors de cette audience, la constitution de partie civile du SDIS ainsi que celles des trois agents victimes ont t dclares recevables. Le jeune prvenu a t reconnu coupable des faits qui lui taient reprochs, savoir des menaces de mort et des outrages envers des personnes charges d'une mission de service public. Le tribunal l'a condamn verser 500 euros de dommages et intrêts chacun des trois agents au titre du prjudice moral subi. Il devra galement rembourser au SDIS la somme de 960 euros correspondant aux frais d'avocat engags par l'tablissement dans cette procdure. Dans un communiqu, le SDIS souligne que cette dcision judiciaire « reconnaît les faits subis par les agents ainsi que leur statut dans l'exercice de leurs missions de service public ». Cette condamnation rappelle que les atteintes verbales, les menaces et les violences visant les sapeurs-pompiers et les personnels de secours peuvent faire l'objet de poursuites judiciaires et de sanctions pnales. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/16/363608-63ed8a64415ea848621653-64748468a532b400616734-6a3110dca6aab790847908.jpgEcrit le 16/06 11:01 On m'accuse d'un meurtre, a bousille ma sant mentale : Katiana Castelnau dnonce cinq ans de harclement
L'animatrice et prsentatrice runionnaise Katiana Castelnau a dcid de sortir du silence. Aprs cinq annes de harclement en ligne, elle affirme ne plus supporter les accusations diffuses son encontre sur les rseaux sociaux par un homme qu'elle dcrit comme obsessionnel. « Ça fait cinq ans que je me tais, cinq ans que j'essaie de passer autre chose. Mais l, la vido d'hier, c'tait trop », confie-t-elle. Au cœur de l'affaire, des accusations particulirement graves relayes sur internet. L'homme en question affirme notamment qu'elle serait implique dans le meurtre de Mathieu Caizergues, disparu en 2017 La Runion. « On m'accuse quand même d'un meurtre. Ce n'est pas banal comme histoire », souffle-t-elle. Une relation qui n'a jamais exist Selon Katiana Castelnau, tout commence il y a environ cinq ans. l'poque, elle rpond rgulirement aux messages de ses abonns sur les rseaux sociaux. « J'tais quelqu'un qui rpondait tous les fans avec beaucoup de bienveillance. Lui a cru que je m'intressais lui. Il a commenc me proposer des rendez-vous et me faire des dclarations d'amour. » Face ces sollicitations, elle dcide de le bloquer. « C'est partir du moment où je l'ai bloqu qu'il a commenc faire une fixation sur moi. » L'animatrice assure ne jamais avoir entretenu la moindre relation avec cet homme. « Il confond toutes les histoires dans ses vidos. Il invente une ralit qui n'existe pas. » « Il a dit que j'avais commandit un meurtre » L'une des accusations les plus marquantes apparaît lorsqu'il affirme publiquement qu'il l'aurait vue sur les lieux de la disparition de Mathieu Caizergues. « Un jour, il a racont qu'il m'avait vue l'tang du Gol, que j'tais complice avec les gendarmes et que j'avais commandit le meurtre de Mathieu Caizergues. Ça sort compltement de nulle part. » Pour Katiana Castelnau, son silence a longtemps jou contre elle. « On m'a conseill de ne pas rpondre, de ne pas nourrir le phnomne. Mais pendant ce temps-l, il continuait ses vidos. Il se servait même de mon silence pour alimenter son rcit. » Des consquences psychologiques importantes L'impact sur sa vie personnelle est aujourd'hui considrable. « Ça bousille mon sommeil. Je regarde derrire moi quand je marche. J'ai des angoisses permanentes. » Elle affirme avoir t suivie par une psychologue spcialise pendant plusieurs annes. « J'en tais me faire suivre par la psychologue de la mdecine lgale. Aujourd'hui encore, je vais devoir reprendre un suivi parce que je sens que a ne va plus. » Elle dcrit galement des troubles lis au stress. « Depuis hier, il m'arrive de marcher sans même savoir où je vais. Je me rends compte que a m'impacte normment. » Une affaire qui touche aussi sa famille L'exposition mdiatique de l'affaire dpasse largement le cadre des rseaux sociaux. « Mon pre m'a envoy un message ce matin alors qu'il n'a même pas Facebook. Tout se sait sur une île. » Ses enfants sont galement confronts cette situation. « Bien sûr que a rejaillit sur ma vie personnelle. Mes enfants sont au collge. Les gens viennent vous parler de cette histoire. » Selon elle, certaines personnes l'ont même dj interpelle publiquement. « On est dj venu taper la vitre de ma voiture pour me demander pourquoi j'avais tu Mathieu Caizergues. » Plusieurs plaintes dposes Katiana Castelnau affirme avoir dpos plusieurs plaintes au fil des annes. « chaque fois qu'il est entendu, il se calme un moment, puis il recommence. » Estimant que les rponses obtenues jusqu' prsent restent insuffisantes, elle a rcemment adress un courrier directement au parquet. « J'ai envoy tout le dossier moi-même la procureure parce que je suis puise. » Elle espre aujourd'hui que les rcentes volutions dans la prise en compte du cyberharclement permettront une rponse plus ferme. « Je veux juste qu'il arrête de parler de moi » Malgr la mdiatisation de son cas, Katiana Castelnau assure ne rechercher ni excuses ni rparation particulire. « Tout ce que je veux, c'est qu'il arrête de parler de moi. » Et d'ajouter : « Je ne veux plus qu'il prononce mon nom. Je ne veux plus être mêle cette affaire. Je veux juste pouvoir vivre sereinement. » Selon elle, l'homme utilise sa notorit publique pour alimenter son obsession. « Mon exposition mdiatique nourrit son imaginaire. Mais moi, je ne suis pas un personnage de son histoire. Je suis une personne qui essaie simplement de vivre sa vie. » https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/16/capture-d-ecran-2026-06-16-a-12-41-39-6a310c65f30e9118860766.pngEcrit le 16/06 10:42
Le prsident amricain Donald Trump a affirm lundi que le dtroit d'Ormuz, passage stratgique pour le commerce mondial du ptrole, serait « compltement ouvert » ds vendredi, au lendemain de la signature prvue d'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran. En dplacement Évian pour le sommet du G7, Donald Trump s'est montr optimiste quant la mise en œuvre de l'accord ngoci avec Thran grâce une mdiation du Pakistan. Le chef de la Maison Blanche a galement indiqu que le texte intgral de l'accord pourrait être rendu public aprs la crmonie de signature prvue Genve. « Les navires commencent quitter le dtroit d'Ormuz, dont beaucoup sont chargs de ptrole », a crit Donald Trump sur son rseau Truth Social. Une voie maritime stratgique Le dtroit d'Ormuz constitue l'une des principales artres du commerce nergtique mondial. Son blocage par l'Iran depuis le dclenchement de la guerre, la suite des frappes amricano-israliennes contre la Rpublique islamique fin fvrier, avait provoqu une forte inquitude sur les marchs internationaux. La perspective de sa rouverture a immdiatement rassur les investisseurs et les acteurs conomiques. L'accord conclu entre Washington et Thran marque ainsi une tape majeure dans la dsescalade du conflit qui a secou le Moyen-Orient ces derniers mois. Un accord-cadre avant un rglement dfinitif Le vice-ministre iranien des Affaires trangres, Kazem Gharibabadi, a confirm que l'accord permettait de mettre « immdiatement fin » aux hostilits. Selon lui, des ngociations supplmentaires doivent dsormais permettre d'aboutir un « accord final » dans un dlai de deux mois. Thran, les autorits prsentent cet accord comme une victoire diplomatique. L'arme iranienne a estim qu'il avait « humili » les États-Unis et Israël, tandis que le prsident iranien Masoud Pezeshkian a salu « une grande russite » pour la rgion. Le porte-parole du ministre iranien des Affaires trangres, Esmaeil Baqaei, a toutefois rappel que l'Iran conservait une « profonde mfiance » envers Washington. Il a qualifi l'accord-cadre de simple « pas vers la rduction des tensions ». Une possible participation europenne Lors de son change avec Emmanuel Macron au G7, Donald Trump a indiqu ne pas avoir besoin d'une importante aide internationale pour garantir la scurit du dtroit d'Ormuz. « Peut-être qu'un bateau ou deux de quelques pays pourraient être utiles. Votre pays serait trs bien pour cela, car on ne sait jamais », a-t-il lanc au prsident franais. Emmanuel Macron a de son côt raffirm la disponibilit de la France et du Royaume-Uni pour participer une ventuelle mission internationale de scurisation. « Peut-être que cela ne sera pas ncessaire, mais cette disposition marque notre volont d'aider », a dclar le chef de l'État franais. Si la signature de l'accord intervient comme prvu vendredi Genve, elle marquera la fin officielle de plusieurs mois de conflit et pourrait ouvrir la voie une normalisation progressive des relations entre Washington et Thran. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/16/1536x864-cmsv2-cb2aa74c-3038-590e-be80-7fa6a8288e00-9797611-6a30dc8e8ee5b254818381.webpEcrit le 16/06 07:18 Pierre Vergs : Le prtendu privilge zorey est un faux dbat qui dtourne l'attention des vrais problmes de La Runion Alors que la tribune sur le privilge zorey continue de susciter de vives ractions La Runion, Pierre Vergs dnonce une lecture identitaire qui risque selon lui d'exacerber les tensions. L'ancien lu estime que le dbat dtourne l'attention des enjeux majeurs que sont l'emploi, le logement et l'amnagement du territoire.
Pour Pierre Vergs, le dbat sur le « privilge zorey » repose sur des bases fragiles et risque surtout de masquer les vritables difficults auxquelles La Runion est confronte. « On est en train de dvier et d’exacerber des instincts au lieu de regarder les problmes rels », estime-t-il. Selon lui, la question de l'emploi ou du logement ne peut être rduite une opposition entre Runionnais et mtropolitains. L'ancien lu s'interroge d'abord sur la dfinition même de ceux que certains dsignent comme des « zoreys ». « Parmi les personnes nes en mtropole, combien vivent ici depuis des dcennies ? Combien sont maries des Runionnaises ou des Runionnais ? Est-ce qu'elles restent ternellement extrieures la socit runionnaise ? » Pour Pierre Vergs, parler d'un groupe homogne de plusieurs dizaines de milliers de personnes n'a pas de sens. « Ce n'est pas un bloc uniforme. Il y a des parcours, des histoires de vie, des familles mixtes. La ralit est beaucoup plus complexe. » « Un faux problme » L'ancien vice-prsident de la Rgion estime galement que les accusations d'accaparement de l'emploi ne rsistent pas une analyse approfondie. « Dans le priv, les entreprises engagent leur responsabilit financire. Elles recrutent selon leurs critres. Si l'on estime que cela doit changer, alors il faut modifier la loi, mais il faut le dire clairement. » Concernant la fonction publique, il rappelle que les recrutements rpondent des rgles nationales. « Dans la fonction publique d'État, il y a plus de 30 000 agents. Dans la fonction publique territoriale, prs de 40 000. Ces collectivits sont diriges par des lus runionnais. Alors où est exactement ce prtendu privilge ? » Selon lui, les dcisions de subventions ou d'attribution d'aides publiques sont prises par des collectivits locales. « Quand on parle de financements culturels, ce sont des dlibrations votes par des lus runionnais. On ne peut pas expliquer chaque dcision par un suppos privilge zorey. » « Les vrais sujets sont ailleurs » Pour Pierre Vergs, les difficults rencontres par les Runionnais sont bien relles, mais leurs causes sont structurelles. « Il y a un problme d'emploi, oui. Il y a un problme de logement, oui. Mais la solution n'est pas de dsigner une catgorie de population comme responsable. » Il pointe notamment les dfis lis l'amnagement du territoire, aux infrastructures et aux politiques publiques. « Nous allons devoir faire face des enjeux beaucoup plus importants : le changement climatique, la crise du logement, les transports, le financement des grands projets. Ce sont ces sujets qui devraient mobiliser les responsables politiques. » L'ancien lu regrette galement le silence d'une partie de la classe politique sur cette polmique. « Les politiques doivent remettre les choses leur place. Ils doivent rappeler les vritables enjeux et viter que l'on s'enferme dans des oppositions identitaires. » « Attention aux tincelles » Pierre Vergs ne nie pas l'existence d'un malaise social, mais il met en garde contre les consquences d'un dbat qui pourrait nourrir les divisions. « Les gens souffrent. Il y a de vraies difficults. Mais il faut faire attention ne pas dsigner des boucs missaires. Toute raction entraîne une raction contraire. » S'il ne croit pas un scnario comparable ceux observs dans d'autres territoires ultramarins, il estime nanmoins que certains discours peuvent contribuer crer des tensions inutiles. « Ceux qui allument des tincelles ne doivent pas ensuite s'tonner s'il y a des drapages. » Pour Pierre Vergs, la priorit doit rester la construction d'un projet commun pour La Runion. « Il faut arrêter de toujours chercher un responsable extrieur. La vraie question est : quelle socit voulons-nous construire pour La Runion et quelles responsabilits sommes-nous prêts assumer collectivement ? » https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/16/whatsapp-image-2026-06-16-at-09-10-58-6a30db8d6ce85901655591.jpegEcrit le 16/06 07:06 Les donnes montrent un dsquilibre : Rmy Bourgone rpond Sully Fontaine dans le dbat sur le privilge zory
Le dbat autour du « privilge zory » continue d'agiter la socit runionnaise. Aprs les critiques formules par le chercheur et attach de conservation Sully Fontaine, Rmy Bourgone publie une longue tribune dans laquelle il dfend la ncessit de regarder les chiffres et les mcanismes sociaux qui, selon lui, favorisent encore les mtropolitains dans l'accs certains postes de responsabilit. Ds les premires lignes, l'auteur tient pourtant saluer l'analyse de Sully Fontaine. « Merci Sully pour cette analyse rigoureuse et honnête, comme toujours », crit-il, reconnaissant notamment que « l'essentialisation du zorey comme groupe homogne est une limite relle du dbat ». Rmy Bourgone partage galement l'ide que les ingalits de classe traversent l'ensemble de la socit runionnaise et que la runionnit ne saurait être rduite une question de lieu de naissance. Mais il estime que son contradicteur sous-estime l'importance de l'origine gographique dans les mcanismes de slection sociale. « Regardons les donnes » Au cœur de sa dmonstration, l'auteur s'appuie sur plusieurs tudes statistiques. Il rappelle notamment qu'en 2016, selon l'INSEE, seulement 34 % des hauts responsables en poste La Runion taient ns sur l'île alors que les natifs reprsentent plus de 80 % de la population. « Les natifs de mtropole reprsentent 11,6 % des habitants mais occupent une part disproportionne des postes de dcision », affirme-t-il. Rmy Bourgone cite galement une tude du CNRS mene en 2021 dans le secteur de la restauration runionnaise. Selon ce testing, deux candidatures prsentant des profils identiques obtenaient des rsultats diffrents selon l'origine suppose du candidat. « Le CV parisien obtenait plus de rponses que le CV runionnais », souligne-t-il en s'appuyant sur les travaux du chercheur Yannick L'Horty. Pour lui, ces rsultats dmontrent que la question ne relve pas uniquement de diffrences de formation ou de parcours individuels. « Ce n'est pas de l'motionnel. Ce n'est pas de l'identitaire. C'est de l'empirique », crit-il. Tmoignages de terrain et sentiment d'ingalits Au-del des chiffres, Rmy Bourgone affirme avoir recueilli de nombreux tmoignages de salaris et de cadres runionnais. Il rapporte notamment le cas d'employs estimant que les profils mtropolitains seraient parfois perus comme plus lgitimes ou plus comptents comptences gales. « Un patron runionnais qui affirme ouvertement que le zory parle mieux et sera toujours son numro deux », rapporte-t-il parmi les tmoignages recueillis. L'auteur voque galement des recrutements raliss hors de l'île malgr l'existence de candidats locaux, ainsi que certaines reprsentations ngatives associes aux Runionnais dans le monde professionnel. Selon lui, ces situations traduisent l'existence d'une « reprsentation sociale dgrade » du Runionnais. « Le problme n'est pas l'individu, mais le systme » Rmy Bourgone insiste toutefois sur un point : il ne s'agit pas, selon lui, de dsigner les mtropolitains comme responsables individuels. « Le zory en tant qu'individu n'est pas coupable. C'est le systme qui le favorise, souvent son insu », crit-il. L'auteur estime que les mcanismes observs relvent davantage de logiques structurelles hrites de l'histoire que d'intentions individuelles. S'appuyant sur les travaux de Pierre Bourdieu, d'Erving Goffman ou encore de la sociologue runionnaise Lucette Labache, il voque des phnomnes de « violence symbolique », de « prsomption de comptence » et d'intriorisation des hirarchies sociales. Une rponse aux accusations de communautarisme Alors que Sully Fontaine mettait en garde contre une lecture identitaire de la socit runionnaise, Rmy Bourgone affirme que sa dmarche est avant tout sociologique. « Les faits ne sont pas raciaux. Ils sont sociologiques », assure-t-il. Selon lui, qualifier de communautariste toute rflexion sur les ingalits de reprsentation revient empêcher un dbat pourtant ncessaire. « Refuser de regarder les chiffres en criant au communautarisme, c'est exactement ce qui empêche le dbat d'avancer », conclut-il. Au-del des divergences, les deux hommes se rejoignent nanmoins sur un point : la ncessit d'aborder sereinement les questions d'ingalits, de mobilit sociale et d'accs aux responsabilits La Runion, sans tomber dans les caricatures ni les oppositions identitaires. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/15/capture-d-ecran-2026-06-15-a-17-40-57-6a3001027225b747399821.pngEcrit le 15/06 15:41 Volley-ball : les M15 de Saint-Michel vice-champions de France UNSS
Les jeunes volleyeurs de la section sportive excellence volley-ball du collge La Salle Saint-Michel, Saint-Denis, ont ralis un exploit historique. De retour de Tours ce matin, les M15 runionnais rapportent une mdaille d'argent et le titre de vice-champions de France UNSS l'issue d'un parcours remarquable. Face aux meilleures sections sportives de l'Hexagone, les collgiens dionysiens ont su faire preuve de talent, de dtermination et d'un remarquable esprit collectif tout au long de la comptition. Cette performance est le fruit d'un travail de longue haleine men au sein de la section sportive du collge. L'tablissement souligne notamment l'engagement de Nathalie Mnard, responsable de la section volley-ball, ainsi que celui de l'entraîneure Sara Munari. Le directeur du collge, Olivier Becker, a galement accompagn et soutenu le projet sportif qui permet aujourd'hui ces jeunes athltes de briller au niveau national. Au-del du rsultat sportif, cette aventure a galement t marque par une belle russite individuelle. Deux joueuses de la section ont obtenu la validation officielle de coach nationale et d'arbitre nationale UNSS, une reconnaissance qui vient rcompenser leur investissement et leur maîtrise des exigences du sport scolaire. Pour ces jeunes Runionnais, cette mdaille d'argent reprsente l'aboutissement de plusieurs annes de travail, d'entraînement et de sacrifices. Elle confirme galement le dynamisme du volley-ball runionnais et la qualit de la formation dispense au sein de la section sportive excellence de Saint-Michel. Ce titre de vice-champion de France constitue l'un des plus beaux rsultats obtenus ces dernires annes par un tablissement scolaire runionnais dans le cadre des championnats nationaux UNSS. Une performance qui permet au collge La Salle Saint-Michel de porter haut les couleurs de La Runion sur la scne sportive nationale. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/15/section-la-reunion-a-tours-6a2fd578ae549887880663.jpgEcrit le 15/06 12:35
Ecrit le 15/06 13:06 Saint-Denis lance son Contrat Engagement Quartiers 2030 pour transformer les quartiers prioritaires
Saint-Denis, la politique de la ville s’inscrit dsormais dans une nouvelle trajectoire. Runis lors d’un comit de pilotage, la Ville, l’État, les bailleurs sociaux, les associations et les acteurs de terrain ont dress le bilan des actions menes dans les quartiers prioritaires et pos les bases du Contrat Engagement Quartiers 2030. Un dispositif qui se veut plus qu’un plan d’action : une feuille de route construite avec les habitants et pense pour rpondre aux ralits du terrain. Une ambition affiche : partir du quotidien des habitants Derrire ce contrat, une ide centrale revient : l’action publique doit coller au rel des quartiers. Dans le document prsent, la logique est assume : accompagner les habitants dans leurs parcours de vie, renforcer le lien social et soutenir les dynamiques locales dj existantes. L’objectif affich s’articule autour de plusieurs axes : mancipation des jeunes, sant et bien-être, insertion et accs l’emploi, mais aussi vivre-ensemble et amlioration du cadre de vie. Des projets concrets dans plusieurs quartiers Plusieurs oprations dj engages illustrent cette approche de proximit : Primat, des dispositifs d’accompagnement social ont t dploys pour lutter contre l’isolement et faciliter l’accs aux droits, tout en soutenant les parcours d’insertion. Au Chaudron et Moufia II, des actions ciblent l’accompagnement des enfants en situation de handicap et de leurs familles. Au Butor, des projets culturels visent offrir des espaces d’expression et d’mancipation la jeunesse. Au Bas de la Rivire, le programme « EmpowerKids » travaille sur la parentalit, le respect, la lutte contre les discriminations et le dveloppement des comptences psychosociales. Enfin, au Bas de la rue Marchal-Leclerc, l’action « La Dbrouy L Gayar » rassemble habitants, associations et partenaires autour d’activits collectives favorisant la solidarit et les changes entre gnrations. Une mthode assume : co-construction avec les habitants Pour la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, la philosophie du dispositif repose sur une exigence simple : faire avec les habitants, et non leur place. « Il faut faire avec les habitants. Il faut les entendre et s’imprgner de leur faon de construire leur quartier », insiste-t-elle.
Une approche qui se traduit aussi par de nouvelles pistes de travail, comme le dveloppement de jardins nourriciers au pied des immeubles, penss pour renforcer le lien social et amliorer le cadre de vie. Miser sur les comptences locales Autre axe fort du programme : la valorisation des savoir-faire prsents dans les quartiers. Avec la « Fabrique des solutions locales », la Ville entend transformer des comptences dj existantes — rparation, bricolage, artisanat, remploi — en leviers d’insertion et, potentiellement, en activit conomique. « On ne construit pas des vies comme on construit des bâtiments », rsume la maire, soulignant la ncessit d’une action publique au plus prs des habitants.
Un cadre stratgique long terme Le Contrat Engagement Quartiers 2030 s’inscrit dans une logique de long terme. Il vise structurer l’action publique dans les quartiers prioritaires autour d’objectifs partags entre la Ville, l’État et les acteurs locaux. Au-del des dispositifs, l’enjeu affich reste le même : rduire les ingalits territoriales et renforcer l’galit relle dans une ville où les contrastes sociaux demeurent marqus. Dans un contexte où les politiques de la ville sont souvent critiques pour leur efficacit limite, Saint-Denis mise ici sur une mthode : proximit, co-construction et ancrage territorial. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/06/15/saintdenis-lyl5d4s1925-copie-65151e1ddb551951400833-6a2fa8ed60cc1861556953.jpgEcrit le 15/06 09:25
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